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La résilience chez les familles immigrantes en région éloignée : le cas de la région de l’Abitibi-Témiscamingue

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Castro-Concha, Carol Marcela (2020). La résilience chez les familles immigrantes en région éloignée : le cas de la région de l’Abitibi-Témiscamingue. (Thèse de doctorat). Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Repéré dans Depositum à https://depositum.uqat.ca/id/eprint/1233

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Résumé

Depuis la fin du XXe siècle, l’immigration est devenue une des grandes préoccupations des gouvernements et des institutions qui travaillent directement ou indirectement auprès des familles en situation d’immigration. En outre, le scénario d’instabilité produit par les multiples conflits géopolitiques, un peu partout sur la planète nous fait présager que l’immigration forcée ou volontaire continuera de se multiplier. Tel est le cas des conflits au Moyen-Orient qui ont touché directement l’Irak, l’Iran et la Syrie. Il y a aussi l’Amérique latine, avec la situation actuelle du Venezuela, et l’Amérique Centrale, causant une immigration massive des familles vers les États-Unis. Tout cela force les pays, comme le Canada et les États-Unis, et aussi en Europe avec l’Allemagne, à ouvrir les portes et à prendre en charge de nombreuses familles ayant besoin de soutien. Les problèmes associés à l’immigration ne s’arrêtent pas lorsque les familles ont quitté leur pays d’origine, car elles doivent faire face à de nouveaux défis, tels que les contrecoups associés aux changements familiaux, économiques et sociaux. Dans ce contexte, les familles vivent des situations de stress dès leur arrivée dans le pays d’immigration, en raison des pertes qu’elles ont subies, du déracinement de leur réseau naturel, de la langue, du choc culturel, de la reconnaissance de leurs expériences de travail antérieur, y compris la validation des diplômes et, dans certains cas, des ennuis associés aux conditions climatiques difficiles. Ainsi, les familles immigrantes sont confrontées aux problèmes sociaux et identitaires qui accompagnent le parcours migratoire. Pour s’y adapter, les familles doivent avoir recours à toutes sortes de facteurs internes et externes ainsi qu’à des stratégies qui facilitent la résilience, pour pouvoir être capables de faire face aux difficultés propres au processus migratoire.

Une étude qualitative, s’appuyant sur l’approche interculturelle systémique élaborée par Cohen-Emerique (2000) et sur le modèle de résilience de Richardson et al. (1990), a été privilégiée. La question qui a guidé cette étude est : quelles sont les stratégies d’adaptation des familles immigrantes dans une région éloignée qui leur permettent d’augmenter leur niveau de résilience et de s’intégrer plus efficacement au plan social et économique? Les données ont été collectées par l’entremise de l’entrevue semi-dirigée et auprès de plusieurs familles immigrantes de la région d’Abitibi-Témiscamingue.

Les résultats de l’analyse permettent de constater que le parcours migratoire en région éloignée s’élabore et se structure sous l’influence de la résilience. Toutes les familles qui ont immigré en région ont vécu des situations hautement stressantes, et ont réussi à s’intégrer, et même à se faire une place dans la société témiscabitibienne au fil des années. D’après les réponses que nous ont données les familles, les facteurs internes favorisant la résilience qui les ont aidées le plus à faire face au stress sont : les facteurs familiaux, les facteurs psychologiques et les facteurs issus de la religion. En ce qui a trait aux facteurs externes, on retrouve la culture, les institutions d’enseignement, le réseau communautaire, le réseau social et l’économie. Les stratégies gagnantes pour s’adapter à la région sont centrées sur la structure familiale, les rapports familiaux, et les ressources sociales et économiques. Cela concorde avec le modèle de résilience de Richardson et al. (1990) qui indique que les personnes ne font pas face de la même manière à une situation donnée. Ainsi, les réponses données seront différentes en présence d’événements stressants. Des recherches futures pourraient nous faire comprendre ce qui cause les différences dans la résilience selon l’origine des familles. Il est nécessaire que des recherches futures soient faites pour analyser les facteurs internes et externes qui ont été adoptés par les familles en situation d’immigration, ainsi que sur les stratégies gagnantes des familles mixtes (canadienne et immigrante), ou déjà installées, dans de grands centres urbains, par exemple, Montréal, Toronto, Vancouver, etc.

Type de document: Thèse ou mémoires (Thèse de doctorat)
Directeur de mémoire/thèse: Leblanc, Patrice
Mots-clés libres: famille, résilience, immigration, stratégies, adaptation, région éloignée
Divisions: Sciences humaines > Doctorat en sciences humaines et sociales
Date de dépôt: 26 août 2020 15:44
Dernière modification: 26 août 2020 15:44
URI: https://depositum.uqat.ca/id/eprint/1233

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