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LA PREMIÈRE NATION TŁĮCHǪ FACE AUX SAISONS DE FEUX EXTRÊMES

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Morarin, Julia (2020). LA PREMIÈRE NATION TŁĮCHǪ FACE AUX SAISONS DE FEUX EXTRÊMES. (Mémoire de maîtrise). Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Repéré dans Depositum à https://depositum.uqat.ca/id/eprint/1253

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Résumé

En forêt boréale, les changements climatiques entraînent une augmentation de la fréquence, de la taille, de la sévérité et de la durée de la saison des incendies forestiers. De plus, la fréquence des saisons de feux extrêmes augmente; ces saisons sont caractérisées par des superficies brûlées dépassant largement la moyenne à long terme. Les communautés autochtones, dont le mode de vie est étroitement associé au territoire, ont développé des adaptations aux incendies forestiers. Toutefois, les saisons de feux extrêmes modifient de façon drastique l’accès au territoire pour des activités culturelles et de subsistance. En 2014, plus de 380 incendies ont brûlé 3,4 millions d’hectares de forêts dans les Territoires du Nord-Ouest (Canada), incluant le territoire de la Première Nation Tłı̨chǫ. Des entrevues avec des utilisateurs du territoire ont permis de révéler de nombreux impacts dans le temps et l’espace, tant sur l’écosystème boréal que sur les communautés Tłı̨chǫ. Dix femmes et dix hommes de 17 à 82 ans ont décrit leurs savoirs en lien avec les incendies forestiers et leur expérience de la saison de feux extrême de 2014. La moitié du territoire Tłı̨chǫ a brûlé en 2014 et, depuis, l’accès au territoire est limité. D’après les participants, il faudra attendre environ 80 ans pour que les forêts soient à nouveau prêtes à accueillir les activités quotidiennes et traditionnelles. Les témoignages recensés dans cette étude montrent que les saisons de feux extrêmes affectent plus profondément les communautés que les saisons normales. La diminution du nombre de caribous sur le territoire affecte de nombreux domaines d’activités, comme la chasse, le tannage des peaux, la fabrication d’outils et la transmission des savoirs. De façon générale, l’altération du territoire par les incendies forestiers de 2014 pousse les Tłı̨chǫ à se déplacer plus loin, voire hors du territoire, entraînant ainsi des dépenses supplémentaires et une perte de temps. L’incapacité de pratiquer les activités traditionnelles sur le territoire diminue le temps passé en famille et, par conséquent, la transmission des savoirs et l’apprentissage de la langue. À long terme, ces faits peuvent conduire à une perte d’identité. Toutefois, la récolte du mois mort et la cueillette de la morille de feu après les incendies, ainsi que la connaissance d’autres territoires de chasse autrefois utilisés par les ancêtres, reflètent une capacité d’adaptation basée sur la transmission des savoirs traditionnels. Les incendies de 2014 ont affecté la santé physique et mentale des Tłı̨chǫ. Les analyses ont montré que les aînés et certains adultes ressentent de la solastalgie et de la peur pour les jeunes générations. Par ailleurs, peu de Tłı̨chǫ connaissent les mesures de prévention des incendies mises en place par le gouvernement. Les Tłı̨chǫ mentionnent que lorsqu’un incendie se déclare, il est important de donner le pouvoir décisionnel aux communautés plutôt que d’attendre les ordres de Yellowknife.

Type de document: Thèse ou mémoires (Mémoire de maîtrise)
Directeur de mémoire/thèse: Asselin, Hugo
Mots-clés libres: Autochtones, Premières Nations, feux de forêt, incendies forestiers, forêt boréale
Divisions: Études autochtones > Maîtrise en études autochtones
Date de dépôt: 11 janv. 2021 19:32
Dernière modification: 11 janv. 2021 19:34
URI: https://depositum.uqat.ca/id/eprint/1253

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