Godbout-Parent, Marimée ORCID: https://orcid.org/0000-0001-7070-1142
(2026).
Sexe, genre et gestion de la douleur chronique : un portrait de l'usage de traitements physiques et psychologiques, de médicaments sur ordonnance et de services médicaux.
(Thèse de doctorat).
Université de Sherbrooke.
Depositum.
https://depositum.uqat.ca/id/eprint/1780
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Résumé
RÉSUMÉ
Contexte : La douleur chronique, qui touche environ une personne sur cinq au Canada, affecte de manière disproportionnée certains groupes privé d'équité, dont les femmes et les minorités de genre, soulignant la nécessité d’une approche équitable des soins. Malgré des décennies de recherche sur son traitement, de nombreuses barrières nuisent encore à sa prise en charge. Cette maladie complexe exige une approche intégrée de ses déterminants biologiques, psychologiques et sociaux, dont le sexe et le genre, encore trop peu étudiés.
Objectifs : Cette thèse par articles visait à étudier l’association entre le sexe, le genre et : 1) l’usage de traitements physiques et psychologiques, 2) l’usage persistant de médicaments sur ordonnance, 3) l’utilisation fréquente de soins et services médicaux.
Méthode : Le projet a été réalisé avec la Cohorte COPE (ChrOnic Pain trEatment), une infrastructure de données combinant un questionnaire web rempli par 1 935 Québécoises et Québécois vivant avec de la douleur chronique, des données administratives de santé (ex. assurance maladie et assurance médicaments publique) et le registre reMed (assurance médicaments privée). Le sexe, l’identité de genre et les traits de personnalité stéréotypiquement genrés ont été étudiés à l’aide d’analyses comparatives fondées sur le sexe et le genre plus (ACSG+).
Résultats : Des associations significatives ont été observées entre le sexe,le genreet : 1) l'usage de traitements physiques et psychologiques (les hommes androgynes sont moins susceptibles d’y avoir recours que les femmes), 2) l’usage de médicaments sur ordonnance (les femmes assurées au privé utilisent moins d’opioïdes que les hommes et les femmes sans emploi; les hommes plus âgés utilisent moins d’antidépresseurs que les femmes sans emploi), et 3) l’utilisation fréquente de services médicaux (les femmes sans emploi et plus scolarisées sont plus susceptibles d’utiliser fréquemment les services médicaux que les hommes).
Conclusion : Le projet doctoral met en lumière des différences dans l’usage de traitements et de soins et services médicaux selon le sexe, le genre et d’autres facteurs intersectionnels. Ces résultats enrichissent la compréhension des déterminants biopsychosociaux associés au traitement de la douleur chronique, contribuant à une science plus équitable, et fournissent des leviers concrets pour améliorer les soins pour toutes et tous.
ABSTRACT
Background: Chronic pain, which affects one in five people in Canada, disproportionately affects women, gender minorities, and other equity-deserving groups, highlighting the need for an equitable approach to care. Despite decades of research into its treatment, many barriers still hinder its management. This complex disease requires an integrated approach to its biological, psychological, and social determinants, including sex and gender, which remain understudied.
Objectives: This article-based thesis aimed to study the association between sex, gender, and: 1) the use of physical and psychological treatments, 2) persistent use of prescription medications, and 3) frequent use of medical services.
Method: The project was conducted using the COPE (ChrOnic Pain trEatment) Cohort, a data infrastructure combining a web-based questionnaire completed by 1,935 Quebecers living with chronic pain, administrative health data (e.g., public health insurance and drug insurance), and the reMed registry (private drug insurance). Biological sex, gender identity, and gender-stereotyped personality traits were studied using Sex and Gender-Based Analysis Plus (SGBA+).
Results: Significant associations between sex and gender were observed for: 1) the use of physical and psychological treatments (androgynous men are less likely to use treatments than women), 2) the use of prescription medication (women with private drug insurance use fewer opioids than men and unemployed women; older men use fewer antidepressants than unemployed women), and 3) the frequent use of medical services (unemployed more educated women are more likely to use medical services frequently than men).
Conclusion: The doctoral project highlights significant differences in the use of treatments and medical services based on sex, gender, and other identity factors. These findings enrich our understanding of the biopsychosocial determinants associated with chronic pain, contribute to more equitable science, and provide concrete levers for improving care for all
| Type de document: | Thèse ou mémoires (Thèse de doctorat) |
|---|---|
| Directeur ou directrice de recherche: | Lacasse, Anaïs |
| Codirecteurs de mémoire/thèse: | Julien, Nancy |
| Informations complémentaires: | Institution en extension : Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. |
| Mots-clés libres: | douleur chronique, traitement, services médicaux, sexe, genre, ACSG+, chronic pain, treatment, medical services, sex, gender, SGBA+ |
| Divisions: | Santé > Doctorat en sciences de la santé |
| Date de dépôt: | 22 avr. 2026 18:06 |
| Dernière modification: | 23 avr. 2026 18:27 |
| URI: | https://depositum.uqat.ca/id/eprint/1780 |
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