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Le sens et la place de la compétence langagière dans le nouveau projet de professionnalisation de l'enseignement : balises pour une interprétation plus consensuelle

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Martel, Hélène (2003). Le sens et la place de la compétence langagière dans le nouveau projet de professionnalisation de l'enseignement : balises pour une interprétation plus consensuelle. (Rapport). Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Repéré dans Depositum à https://depositum.uqat.ca/id/eprint/300

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Résumé

La présente recherche, qui est de nature prospective ou exploratoire, se situe dans
un contexte de réforme du curriculum de l'école québécoise, ce qui a un impact direct sur
la formation à l'enseignement. À cet égard, le MEQ (ministère de l'Éducation du Québec)
a proposé aux universités québécoises, qui offrent cette formation, de revoir leur
programme en s'inspirant du document officiel, La formation à l'enseignement: les
orientations, les compétences professionnelles (2001), conçu à cet effet. Dans ce
document, on demande aux universités, entre autres choses, de porter une «attention
spéciale» à la formation langagière afin que les nouveaux enseignants atteignent un niveau
de compétence élevé.
Notre manière à nous de répondre à cette demande est de faire une relecture de ce
document afin d'y analyser le sens et la place de la compétence langagière (C.L.)
relativement aux concepts qui définissent ce nouveau projet de professionnalisation de
l'enseignement. C'est donc à la lumière des concepts de professionnalisation, de
formation intégrée et d'approche culturelle de l'enseignement que nous tentons une
interprétation de ce qui pourrait être attendu de cet aspect de la nouvelle formation tout en
essayant de traduire cette exigence d'un niveau élevé de C.L. Par ailleurs, afin de rendre
opérationnelle cette compétence particulière - que nous jugeons trop générale dans le
document ministériel et que notre analyse, à elle seule, ne permet pas de circonscrire -
nous définissons les composantes de cette compétence ainsi qu'un niveau de maîtrise
possible, définitions dont on peut s'inspirer et qui permettent de baliser notre
interprétation.
De cette interprétation, découlent des implications pour la formation, dont on fait
état à titre indicatif et qui peuvent contribuer à rehausser le niveau de compétence des
enseignants, à la condition qu'elles débouchent sur des actions concrètes, également
mentionnées dans notre recherche.
Aussi, dans un contexte de professionnalisation de l'enseignement, où l'on doit
faire appel à la concertation et à l'appropriation d'une vision commune de la formation
d'un maître professionnel, nous proposons une approche communicationnelle comme
moyen d'ouvrir le dialogue sur une composante de cette formation, la C.L., et de
s'interroger sur la place et la signification de cette compétence dans les nouveaux
programmes conçus à partir du document ministériel. L'application de cette approche peut
aboutir à une redéfinition opérationnelle et consensuelle de la C.L. et permettre ainsi une
meilleure emprise sur les finalités de cette formation. Cette démarche d'évaluation et de
concertation prend tout son sens dans un contexte où il est de plus en plus question de faire
passer un examen de français qui sanctionnerait le diplôme des nouveaux enseignants,
lesquels devront bénéficier d'une formation langagière adéquate et pertinente qui les
prépare bien à cette épreuve.
En somme, notre réflexion sur cet objet d'étude, menée à partir du cahier de charge
du MEQ et inspirée des concepts qui définissent le projet de professionnalisation, nous
conduit à la conclusion suivante : la C.L. est une compétence unique et fondamentale dans
la formation des maîtres et seule la reconnaissance de ce statut particulier (par les
formateurs eux-mêmes et tous les partenaires de l'éducation), qui devra ouvrir sur des
actions concrètes et concertées, peut, le cas échéant, contribuer à rehausser la qualité de la
langue d'enseignement et à former des maîtres professionnels et cultivés dans ce domaine.
La première de ces actions serait de s'entendre sur une définition opérationnelle de la
compétence langagière et sur un seuil de réussite (à partir des représentations et des
pratiques du milieu formalisées dans les nouveaux programmes) afin de se doter de
moyens appropriés qui permettront à l'étudiant d'entrevoir la finalité de cette formation et
de s'y préparer en vue d'atteindre des objectifs dignes de la profession et de réussir une
possible épreuve terminale.

Type de document: Thèse ou mémoires (Rapport)
Directeur de mémoire/thèse: Boutin, Jean-François
Informations complémentaires: Rapport de recherche présenté comme exigence partielle du programme de maîtrise en éducation. Comprend un résumé. Bibliogr.: f. [131]-134.
Mots-clés libres: competence etudiant enseignant enseignement formation francais langue linguistique maitre maitrise professionnel professionnalisation province qualite quebec universite toponord
Divisions: Éducation > Maîtrise en éducation
Date de dépôt: 24 août 2012 18:13
Dernière modification: 12 oct. 2012 18:59
URI: https://depositum.uqat.ca/id/eprint/300

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